Inestimable richesse

Rouge cacao, une culture d'avenir à  Mbangassina

1 100 F CFA le kilo de cacao, voire 1 200 F, c'est le prix payé à Mbangassina pour les fèves rendues à l'usine. Un prix exceptionnellement élevé. Jamais la conjonction n'a été aussi propice aux Camerounais de cette région.

Leur production augmente au moment où celle des principaux producteurs diminue. Chaque fois qu'une information confirme la baisse de la récolte ghanéenne ou ivoirienne, cela fait grimper les cours. C'est ce qui s'est passé mi-janvier 2009, d'où le nouveau bond enregistré vendredi à Londres. Les cours ont dépassé la barre des 2 000 livres la tonne, un sommet datant de 1983. Les planteurs Mbangassinais qui ont encore des fèves en magasin finissent la saison en beauté. De l'ordre de 180 000 tonnes en 2007, la production est sans doute supérieure à 200 000 tonnes, en 2009.

Le Cameroun est un poids moyen sur le marché, trop léger pour influencer le marché à terme, assez lourd pour en profiter, surtout quand la production s'envole. Depuis 2004, l'extension des vergers est sensible. Tandis que les Ivoiriens se détournent du cacao pour faire de l'hévéa, les Camerounais se sont entichés de cette culture qui demande moins de travail que le café et dont les cours sur le marché mondial sont plus motivants. Dans la ville de Mbangassina, affluent de jeunes ambitieux en provenance du nord-ouest pour développer cette culture. Des Nigérians voisins ont traversé la frontière pour faire de même.

Le cacao camerounais apprécié des pâtissiers et des chocolatiers pour sa couleur rouge est ici perçu comme une culture d'avenir, susceptible de capter des parts du marché asiatique. Depuis 2006-2007, une bonne partie de la récolte est vendue en Malaisie, en Indonésie et en Chine.  

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 03/06/2009